Salons littéraires et droguerie imaginaire

Samedi 19 août

17h00 : Ouverture des portes.

19h30 : Vous (re)-prendrez bien un peu de Stoempers ? Née dans le Brabant Wallon, région mythique de l’Improbable Belgique, la légende des Stoempers est en marche. Trois compagnons de route amoureux de ces musiques qui ont voyagé du Mississippi à la Dyle en passant par les bars les mieux fréquentés et les palaces les plus louches, composent et interprètent des chansons en français. Chaloupant entre blues et rumba, flirtant avec un tango ou s’amourachant d’un air klezmer, ils vous causeront d’un certain «Hôpital St James», de Jane perdue dans sa «Wallonie Jungle», d’un «Train pourri», de «Bobonne Blues» ou de la torride «Dolorès». Entre le rire et les larmes, ils joueront jusqu’à plus soif pour atteindre des lendemains qui chantent. Heureusement, les nuits sont longues. Quant aux chefs qui ont présidé à la fabrication de ce « Stoemp » original, les voici : un peu de Pierre Larivière aux chant, guitare, banjo, harmonica, un soupçon de Dominique Maes aux clarinette et clarinette basse, sans oublier trois bonnes cuillères de Didier Rousseau aux contrebasse et basse électrique. A goûter toutes affaires cessantes !

Dimanche 20 août

11h00 : à l’invitation de Françoise Houdart, Chantal Baligand et Elsa Ferini, venez redécouvrir et réinventer l’expérience du salon littéraire. Vous y rencontrerez des artistes passionnantes de notre région sous le label « Images d’Elles », gage de qualité pour le public de Boussu et région depuis quelques années déjà. S’inspirant de la tradition des salons des XVIIe et XVIIIe siècles, Françoise Houdart et ses complices ont en effet souhaité ouvrir un espace d’expression à toutes les formes d’art au sens étymologique du terme : littérature, chant, musique, peinture, sculpture, mais aussi philosophie, sciences, sociologie… Elles ambitionnent de prêter une tribune aux femmes qui ont un savoir-faire, des idées et des expériences à partager. Et hop ! Encore un dimanche de rencontres et d’échanges passionnants.

12h30 : Vous l’avez rencontré comme cheville ouvrière des Stoempers (voir supra), vous le retrouvez comme PDG de sa Droguerie poétique ambulante : son « magasin de produits imaginaires ». Dominique Maes vous propose aujourd’hui des créations uniques qui ne servent qu’à l’essentiel : poétiser le quotidien, combler les manques, faire bouillonner l’imaginaire et gagner en humanité joyeuse… Ce Président Directeur Généreux interroge la consommation, l’obsession du rentable et enchante le quotidien par ses métaphores gouleyantes. Son Laboratoire Mobile lui permet de présenter ses produits à la manière d’un camelot volubile, toujours à l’écoute des besoins du public.  En liberté, dans le jardin… une expérience jubilatoire.

Dès 11h30, en continu : Carte blanche à Andreina Giorgia Carpenito. Cette mosaïste italienne de génie est à la tête d’un projet ambitieux, et même titanesque : elle s’est donné pour but de recouvrir les 440 mètres carré du parvis de l’église du petit village d’Indicatore, en Toscane, de mosaïques multicolores. D’abord seule, elle a peu à peu été rejointe par des artistes et des amateurs du monde entier, fascinés par son énergie et son talent, qui viennent, pour un ou plusieurs séjour(s) plus ou moins long(s), lui prêter main forte. Après le parvis, Andreina s’est donc mise à songer à l’intérieur de l’église, et ambitionne désormais de recouvrir, aux abords, quelque 3000 autres mètres carré de mosaïques. Tout le village, la population, les industries alentours se sont investis et la plupart des matériaux utilisés par Andreina et ses complices sont des matériaux de récupération : verre, grès, pierre, marbre, participant au magnifique jeu de textures et de couleurs de ce décor gigantesque. Pour plus d’informations : www.carpenito.it. Quelle chance ! Andreina quitte un moment sa Toscane et vient nous rendre visite à Mons pour nous faire partager sa passion, nous faire découvrir son projet et, avec l’aide de l’une de ses émules, Rosa Carruana, initier petits et grands à la mosaïque. Alors… qu’allons-nous recouvrir ? Quelle portion de quel territoire allons-nous enchanter ?

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